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Le Programme

2. Jonathan Steyn avec David Prilaid et Christo Boshoff - De la bête de somme à la catégorie Cendrillon: exploration du statut de la demande en vignes sud-africaines de la vigne Chenin Blanc d'Afrique du Sud 

La prolifération rapide d’indices et de normes extrinsèques de l’âge de vignoble parmi les vins sud-africains de Chenin Blanc a récemment coïncidé avec des appels généralisés à la parité entre l’historicité de la catégorie, la réputation de qualité latente, le statut et la valeur du marché.

 

Cependant, la connotation autrefois «de bête de somme», qui symbolise l’obscurité, la marchandisation et un statut bas, peut être considérée comme une image de la catégorie peste et une perception biaisée de la valeur marchande. Le but de cette étude est donc d’explorer le statut et l’aptitude à rehausser la valeur des signaux de Chenin Blanc de vieilles vignes en analysant l’importance relative, la perception de la valeur et les biais de la demande.

 

Par conséquent, nous nous demandons dans quelle mesure et à quel niveau les signaux OV Chenin Blanc ont-ils une résonance chez les consommateurs de vin?

En s'appuyant sur la recherche existante sur les prix du côté de l'offre et la théorie de l'utilité aléatoire, un modèle de choix discret (DCM) a calculé un ensemble de profils optimaux pour les indices extrinsèques liés à l'âge de la vigne, à la région d'origine, à la variété de raisin et au prix. Les profils, traduits en images de bouteilles de vin numérisées, seront présentés à des buveurs non-probabilistes. Les données de choix explicites seront comparées aux données de niveau inconscient recueillies au moyen de méthodes de recherche marketing neuroscientifiques. Un modèle DCM calculera les utilitaires comparatifs, les importances et les modèles de simulation de marché par catégorie et niveau de réponse.

 

Une rareté d'études dans la recherche marketing sur le vin comparant les réponses explicites et inconscientes des consommateurs présente une lacune dans la théorie de l'utilité aléatoire. En abordant cette lacune, cette étude peut s’avérer utile pour comprendre comment les influences sociales influencent le choix du consommateur entre des combinaisons d’attributs de repère établis, nouveaux et marginaux constituant l’offre de valeur extrinsèque d’un vin.

 

En pratique, l’étude fournira un aperçu de l’utilité, de l’importance et de la valeur marchande potentielle des signaux extrinsèques de Chenin Blanc par rapport à des indices concurrents.


1 En Afrique du Sud, il s'agit généralement de vin élaboré à partir de vignes âgées de plus de 35 ans. Voir: www.oldvineproject.co.za

Session VII - Enjeux Economiques des vins de chenin blanc

Modérateur : Jérémy Arnaud

3. Fanny Gauthier - Les marchés des vins du Val de Loire issus de chenin blanc

En 2018, le chenin est le 4ème cépage le plus planté en Val de Loire, avec 14,6% de la surface viticole du bassin. Il s’étend sur 9 700 ha, soit 856 ha de plus qu’en 2012. C’est en Maine-et-Loire et en Indre-et-Loire qu’on le retrouve essentiellement.
En France, le chenin est principalement cultivé le long de la Loire (92% de la surface nationale) et on estime à environ 30% le poids du Val de Loire à l’échelle mondiale.


En terme de production, le chenin a donné naissance en 2018 à 522 000 hl de vins d’appellation, à 100% issus de celui-ci ou en assemblage majoritaire, et à 7 600 hl d’IGP. Les deux tiers ont été revendiqués en fines bulles, un quart en vins secs ou demi-secs et 11% en vins moelleux. Ces volumes sont constitués de 29 AOP et dénominations et de l’IGP Val de Loire.


On estime à 60 millions le nombre de bouteilles commercialisées en moyenne chaque année. La France est le 1er marché de consommation avec 72% des volumes. Un tiers des vins sont achetés en grande distribution, le reste chez les cavistes, au domaine ou en restauration. En 2018, près de 16 millions de bouteilles ont franchi une frontière pour y être consommées. Les exportations se développent au fil des ans, avec une véritable impulsion donnée par les fines bulles, très largement majoritaires dans les volumes. L’Allemagne est la destination export privilégiée avec 7,2 millions de cols. On y trouve principalement du crémant-de-loire. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni, qui sont plus friands des chenins secs et demi-secs du Val de Loire, importent respectivement 2,8 et 2 millions de cols.


Sources : InterLoire, douanes françaises, IRI